26 février 2009
Ouvrir des portes... encore et encore, avec précaution et puis avec habitude... Fermer d'autres portes, définitivement, savoir que plus jamais on ne cherchera leurs serrures, plus jamais on ne posera les doigts sur leurs poignées...et malgré tout se surprendre , après tant et tant d'années, à avoir encore en tête la lourdeur de leur bois, le bruit de leur claquement... se souvenir de ce petit bout de vie, ce petit bout de nous que l'on a laissé derrière cette porte, penser au temps qui se presse et nous bouscule, se voir aujourd'hui , se rappeler de ceux qui nous accompagnaient autrefois, de ce qu'ils sont devenus, de leurs au revoirs... Penser à moi petite fille... qui se demandait souvent combien elle aurait d'enfants... ce serait des filles, peut- être un garçon... non! pas de garçon, c'est embêtant les garçons... il n'y aurait que des filles avec lesquelles jouer à la poupée , à la marchande des quatres saisons, à la dînette, à la coiffeuse... Penser à ce temps d'alors qui se traînait, se languissait derrière la porte d'une chambre d'enfant... Des rêves, des idées, des histoires poussiéreuses qui me reviennent parfois. Et penser à toi... mon unique. Finalement, les garçons ce n'est pas si embêtant que ça. Il suffit de voir tes yeux, ton sourire... Il me suffit de respirer ton odeur pour retrouver un peu de ce parfum d'enfance qui, autrefois habitait mon lit. Il me suffit de te laisser m'expliquer les choses, me les raconter pour pouvoir, alors, ouvrir à nouveau toutes ces portes, toi derrière moi, te penchant doucement pour y glisser de petites cales, pour que plus jamais elles ne se referment ...
(carte postale trouvée au Monop' et qui m'a coupée le coeur en deux, en trois, en mille morceaux, tu me manques...)
29 novembre 2008
Rencontre d'exception...
Rencontre: fait de se trouver en présence ( par hasard ou de manière concertée)
fait de se trouver au contact
Alors, oui, elle était concertée cette rencontre, préparée depuis des semaines, elle était imaginée, rêvée, faite et puis défaite... elle était alimentée de désirs, de peurs, d'angoisse, de questions et d'excitation... Une rencontre qui tombait comme ça comme une feuille se détache de sa branche pendant une journée d'automne: on s'y attend, on sait que ça va se produire mais on n'y pense pas vraiment parce que ce n' est pas d'actualité, parce qu'il est trop tôt pour l'envisager et puis un jour sans crier gare, ça arrive et ça virevolte doucement, élégament dans l'air vif du matin... les choses se précipitent et tout se termine en douceur, en silence, sans que personne ne se soit retourné...
Voilà comment j'ai vécu cette rencontre... MA rencontre... j'ai mis un peu de temps pour écrire ce billet parce que les mots justes me manquaient, ils n'arrivaient pas à traduire les émotions que j'avais exactement ressenties... et puis je me suis lancée, comme je l'ai fait il y a deux jours...
Maintenant il me reste au fond de moi quelque chose de précieux et rare, quelque chose que je garde et préserve jalousement comme un trésor , quelque chose de tout doux et joyeux... des souvenirs, des sourires, des mots... et l'envie de vous revoir!
Merci .
18 novembre 2008
envie de ciel bleu...
Enjoliver les choses même quand elles sont déjà très belles, broder autour, en rajouter un peu, chercher ses mots soigneusement, et assembler. Rendre possible l'inaccessible, faire rêver, et oublier le reste. Se souvenir de bribes enchantées de l'enfance, s'en servir et s'en resservir... les arranger à la sauce douce, voilà ce que j'aime faire...Même quand au détour de mon chemin je rencontre un très vieux monsieur. Il a un pardessus assorti à ses yeux ,bleu du ciel comme dans les dessins des enfants, sa peau est très blanche. Il s'approche de moi en souriant. Il m'adresse la parole comme certains hommes le faisaient avec les dames dans un temps éloigné, il est question du métier qu'il devait exercer , je crois, "voiturier"...un instant j'ai l'impression qu'il va se pencher et ouvrir la portière de ma voiture, m'aider d'une main galante à m'assoir sur le fauteuil, s'assurer que les plis de ma robe sont correctement étalés, puis fermer la porte d'un geste sûr, réajuster la visière de sa casquette et faire le tour du véhicule afin d'ouvrir le coffre pour y placer mes bagages... Mais il n'en fait rien, au lieu de cela, c'est vers moi qu'il se penche pour saisir ma main dans la sienne dans un geste inattendu tandis que de l'autre il me caresse l'épaule. Dans la douceur de sa paume je me laisse aller... alors il me rend ma main et me souhaite une excellent matinée, se courbe discètement, s'éloigne en trottinant. Je regarde sa silhouette qui s'en va. Je reste quelques temps, immobile et souriant sur le trottoire. Je pourrai penser, l'espace d'un instant, que tout cela n'était qu'un songe, si il ne restait pas, flottant autour de moi son parfum de savon et ses gestes d'autrefois...
Petit tableau et autres petits objets chercheront nouvelle maison très prochainement lors d'une vente de noël à prix tout doux.
08 juillet 2008
8 juillet 2005...
Je n'aurai pas imaginé il y a trois ans
que tu serais si loin de moi aujourd'hui...
Je t'ecris ces quelques mots à l'heure où tu poussais ton premier cri,
depuis ce jour, tu m'apportes tellement
de bonheur et d'amour.
Je t'aime mon bébé,
Joyeux anniversaire
ma petite belette,
je tourne en rond sans toi,
je suis paumé,
j'ai perdu mon flair
et je ne retrouve plus le chemin de la maison.
Petites cartes pour inviter tout ceux qui t'aiment...
01 juillet 2008
Le manque...
Chère Malou
Quand j'étais toute petite, à chaque fois que je partais en vacances, c'était la même histoire: au bout de quelques jours seulement tout me manquait; ma maison, ma rue, ceux qui étaient restés là- bas. C'était plus fort que moi je ne pensais qu'à ça, tout me rappellait à eux. Les brins d'herbes me faisaient souvenir d'autres brins d'herbes, j'essayais de retrouver les parfums aimés et je regardais le ciel en espérant que l'Autre le regardait aussi.
Je vivais, je jouais, je courais... mais en moi silencieusement s'était allongée la douce mélancolie du manque et les journées s'enroulaient longues et mornes.
Aujourd'hui, je suis grande.
Enfin, je crois.
Mais ce matin, je l'ai reconnue, frêle et timide, elle était revenue, après bien des années d'abscence, la douce mélancolie du manque. Je l'ai prise dans mes bras, je l'ai serrée fort, ma vieille amie. Et je l'ai laissée prendre place à l'intérieur de moi et me piquer le coeur de mille blessures minuscules.
Ce n'est pas moi qui suis en vacances.
C'est toi, Malou, qui est partie loin de moi, pour la première fois.
Et tu me manques.
Je cherche tes yeux, tes petits doigts, j'attends ton sourire... je retiens ma respiration pour garder en mémoire ton odeur plus longtemps. Le rire des autres enfants font trembler mes cils. La nuit quand je me retiens au sommeil, je répête doucement les petits mots de toi, que tu me dis aux heures douces de la journée, comme pour ne pas les oublier, je les fait tourner sur ma langue, aussi bien que mes tables de multiplication, je m'applique pour que demain je me les rappelle encore.
Je t'attends, reviens moi vite.
En attendant ce moment, j'enroule le fil des heures autour de mon petit doigt, et quand, enfin, tu seras de nouveau près de moi, je te mangerai de baisers et pour ralentir un tout petit peu la course du temps, je casserai ce fil et rangerai quelque part, dans un endroit secret, la petite pelotte de ma souffrance.
Je t'aime ma petite belette
16 mai 2008
Mon amour...
Le temps passe si vite, il me file entre les doigts, j'ai beau essayer de le ralentir, de le retenir au creux de la paume de ma main, je ferme les yeux, je retiens mon souffle, rien n'y fait. Le temps passe si vite mais je me souviens de ce jour comme si c'était hier. C'était aussi un vendredi. Le même soleil qu'aujourd'hui brillait dans le ciel. Dans l'air flottait le même parfum, la même odeur de promesse et de bonheur. J'avais du mal à y croire. J'ouvrais mes yeux en grand sur ce qui allait venir. Je n'étais pas certaine que ce bonheur était pour moi. Ce matin là, je tremblais de mon corps tout entier et mes jambes de papier ne me portaient presque plus. C'est le vent qui me soulevait, moi si petite, si pas grand- chose, et me portait presque vers toi, vers ma rencontre avec toi... Chemin faisant, je laissais derrière moi, le goût des mauvais jours et des désillusions. J'abandonnais toutes les petites mesquineries de la vie aux mauvaises langues qui pendaient déjà jusqu'à terre. Je me moquais de leurs façon bien pensantes de dire et de faire, j'étais bien loin de tout ça puisque l'on me portait jusqu'à toi... Le temps passe si vite mais je me souviens de tes yeux troubles et orageux lorsqu'ils se sont posés sur moi de la même façon qu'ils se posent aujourd'hui sur le monde et sa gravité. Tes yeux me reniflaient, me reconnaissaient et renouaient ce qui avait été défait, un moment plus tôt, à cet instant où l'on te séparait de mon corps et où l'on se retrouvait seules et un peu perdues. Depuis cet instant, ton regard ne me quitte plus, ni tes mains, ni ta peau et moi j'en redemande encore, de ta bouche dans mon cou, de tes bras autour de ma taille, de tes pieds dans mes souliers qui se glissent pour voir si tu as grandi... Tu es si heureuse, il faut voir comme tes yeux brillent quand tu pose ta main sur la mienne et que tes doigts recouvrent presque entièrement les miens. Tu es heureuse d'être grande presque autant que moi, et moi, je prends du plaisir à me laisser vieillir ainsi à côté de moi. Tu es si jolie, ton regard est si vif et clair, je suis très fière de toi, de vivre cette vie avec toi, toi qui vas bientôt me dépasser, ma chérie, ma grande, mon amour...
Bon anniversaire mon adorée
23 avril 2008
23 avril 1982...
Merci, petit lutin des souhaits, d'avoir exaucer mon voeu, celui que je refaisais soir après soir, en fermant bien les yeux, depuis quelques années déjà..."S'il te plait, s'il te plait, donne la moi, je promets de bien m'en occuper, de l'aimer chaque jour . Je lui chanterai des chansons douces inventées pour elle et je lui raconterai des histoires de gentils géants et de petits lapins adoptés. Je lui apprendrais à faire des divisions à 2 chiffres et à lire les mots difficiles, je lui chasserai les cheveux fous qui viendront chatouiller son front. Je lui donnerai son bain et je ne dirai rien quand elle m'eclaboussera partout. Et si elle faisait des bêtises, je promets de m'accuser pour me faire gronder à sa place... On deviendrait inséparable pour toute la vie... S'il te plait, petit lutin des souhaits, donne la moi, donne la moi..." Elle est là maintenant, elle que j'ai tant attendue, et je m'en vais faire sa connaissance, dans la pénombre de la chambre de papa et maman... Mes yeux clignent un peu et s'habituent à l'ombre, ça sent un drôle de parfum, un mélange un peu sucré et chaud... et je la découvre blanche et étendue... Je reste d'abord, comme ça, sans bouger, juste à la regarder, et puis du bout des doigts je frôle sa joue avant de m'enfuir en courant, me blottir dans un coin et réaliser qu'elle est là, bien à moi et à personne d'autre, la mienne, la seule et unique... ma petite soeur...
Bon anniversaire
20 mars 2008
L'instant magique...
La première fois qu'ils se sont vus
la lumière était basse,
orangée et chaude,
celle là même du soleil qui décline.
Ce fût une rencontre improbable,
de celle qui ne s'oublie pas.
Longtemps rien n'a bougé,
longtemps leur souffle s'est retenu...
Suspendu aux lèvres de l'un,
les yeux ne quitant plus la bouche de l'autre,
tout les séparait , tout les rapprochait...
Loup et oiseau amoureux bientôt disponibles
au " Mijoté à feu doux"




















